L'ambulatoire

L’ambulatoire représente la possibilité d’effectuer un geste chirurgical ou médical sous anesthésie, quelque soit son mode (générale ou locorégionale), au cours d’une hospitalisation n’excédant pas 12 heures.
Ce mode de prise en charge représente l’avenir de la santé, car de plus en plus de pathologies peuvent être traitées en ambulatoire. La France, en dépit d’importants efforts, est toujours en retard par rapport aux pays anglo-saxons et même par rapport à de nombreux pays européens. Sa progression a été rendue possible par l’amélioration des techniques chirurgicales, une meilleure prise en charge des douleurs et des nausées et vomissements post-opératoires et par la réhabilitation précoce qui vise à autonomiser le patient (déambulation, alimentation …) le plus rapidement possible.
Ce n’est pas un acte chirurgical qui est ambulatoire, mais le patient.

Une bonne prise en charge ambulatoire nécessite la participation de tous les acteurs concernés :
1 - Le patient tout d’abord. Il doit être partie prenante de sa prise en charge :
* par le respect des consignes préopératoire qui seront effectuées à domicile (douche, épilation, jeune, prise ou non du traitement)
* en s’assurant qu’un accompagnant sera disponible lors de sa sortie.
2 - La clinique : elle doit proposer une structure intégrée avec un accueil, un séjour dédié et des moyens matériels et humains adaptés.
3 - Le médecin ou le chirurgien : il doit expliquer le bien fondé de la prise en charge ambulatoire et utiliser les techniques médicales ou chirurgicales appropriées à l’ambulatoire.
4 - L’anesthésiste propose la technique d’anesthésie la plus adaptée au geste médical ou chirurgical envisagé, assure une lutte efficace contre la douleur. Il prévient enfin la survenue des nausées et vomissements préopératoires.

La prise en charge en ambulatoire se déroule en quatre phases :
1 - L’évaluation préopératoire : elle est faite par le chirurgien qui évalue le bénéfice / risque, informe le patient sur le déroulé de l’hospitalisation et anticipe sa sortie. L’anesthésiste valide la prise en charge ambulatoire et la clinique s’assure que les principales consignes ont bien été suivies au moyen d’un appel téléphonique la veille de l’intervention.
2 - La période opératoire ne présente pas d spécificité.
3 - L‘autorisation de sortie : elle est validée par le médecin et/ou le chirurgien qui reprécise les consignes postopératoire, les soins éventuels, et les coordonnées téléphoniques en cas de question ou d’urgence.
4 - Le suivi est assuré par un appel téléphonique le lendemain qui s’assure que tout s’est déroulé comme prévu et que le patient va bien.

La supériorité de la prise en charge en ambulatoire est acquise pour les deux extrémités de la vie. Elle permet en plus une diminution des infections liées aux soins. Elle jouit enfin d’un taux de satisfaction très élevé.

L’ambulatoire, pour quoi et pour qui ?

De plus en plus de gestes médicaux et chirurgicaux peuvent être réalisés en ambulatoire. Initialement réservée à la chirurgie programmée, de courte durée, sans risque hémorragique et aux douleurs faibles, elle se réalise maintenant dans certaines urgences (mains p.e.), pour des chirurgies de plus en plus longues (90-120 min), au risque hémorragique contrôlé, aux douleurs de plus en plus fortes grâce à une prise en charge adaptée.
La sélection du patient se fait sur son état général, en se limitant aux patients sans pathologie autre que celle concernée par la prise en charge ambulatoire (ASA 1), ou présentant une pathologie stabilisée (diabète, hypertension) (ASA2). Le grand âge n’est pas une contre indication en soi. Des critères psychosociaux sont également importants tels que la bonne compréhension du geste proposé au patient, l’aptitude à observer des consignes médicales, de bonnes conditions d’hygiène et un accompagnant présent au domicile pour le retour.


ANESTHESIE

 


 

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